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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 12:03

L'année a décidément été riche en rencontres pour les élèves de 3°5 : après Rachel Corenblit au mois de Mai, c'est Azouz Begag qui a répondu à leur invitation, à la bibliothèque du quartier, le 16 juin dernier, en compagnie d'une classe de CM1. Cette rencontre a été préparée avec l'aide de la bibliothécaire et de Mme Fouhami, leur professeure de français à travers l'étude du "gone de Chabaâ". Les élèves des deux classes se sont partagés le temps de parole en faisant alterner leurs questions. Avant de se plier au jeu de l'interview, Azouz a souhaité nous raconter une histoire : une sorte de conte où l'imaginaire et la réalité - le vécu de l'auteur - se mêlent astucieusement, sans qu'il nous soit possible d'en distinguer nettement la frontière ; l'histoire d'un enfant qui a eu un jour tellement honte de l'analphabétisme de son père, qu'il a décidé de devenir écrivain...

Que peut-on retenir de cette entrevue ? Il a été question bien sûr de son parcours, et il en est fier, nous dit-il ; fier parcequ'il n'oublie jamais d'où il vient, lui le "fils de pauvre, le fils d'immigré algérien". L'image de ce père est d'ailleurs omniprésente dans ses écrits.."c'est la voix du coeur". "Il avait 50 ans quand il est arrivé en France, et il n'a cessé de penser au retour". Quand on demande à Azouz quelques sont, de ses oeuvres, ses préférées, il cite sans hésiter "le Gone" et "le marteau pique-coeur" : dans ces deux livres, son père tient une place centrale.
Des questions aussi sur ses convictions personnelles, vis à vis des quartiers "sensibles". Il revient sur la notion d'intégration, mot qu'il faut, selon lui, utiliser avec prudence, "parcequ'ici en France, il a trop tendance à être synonyme de silence ; être intégré pour beaucoup, c'est disparaitre, se rendre invisible ; alors qu'au contraire, il s'agit de se battre, pour certain d'avoir la rage de réussir, de gagner le respect. Votre double culture est une richesse, ne l'oubliez jamais".

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Published by Christine Gobier
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