Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 14:06
Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 12:07
Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 14:42
Le choix des 4ème2

Le choix des 4ème2

Dans le cadre du prix littéraire "Rebelles" que nous menons en collaboration avec le collège de Bellefontaine et la médiathèque Grand M, les élèves de 4ème2 de Mme Monbeig sont allés passer un moment à la librairie Tire-lire, rue Pargaminières à Toulouse.

Nous avons été accueillis par Mathilde et Cécile, les libraires. Elles ont répondu à toutes nos questions, nous ont parlé de leur métier, du circuit du livre, avec beaucoup de passion.

Nous avons ensuite choisi des romans pour le CDI, parmi les coups de coeur qu'elles nous ont présentés : romans fantastiques, d'aventures, d'anticipation, policier... : il y en avait pour tous les goûts !

 

 

Prix "Rebelles" : sortie à la librairie Tire-Lire
Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:28

 

   A l'occasion du festival 2015 du polar de Basso Cambo en Octobre dernier, les 2 classes de 3ème de Mme Campagne et Monbeig ont reçu au CDI l'écrivain Jérôme Leroy. Les deux livres étudiés en classe pour préparer cette rencontre ont pour thème un sujet grave : le terrorisme.

 

Jérôme Leroy

écrivain

 

Né à Rouen, Jérôme Leroy, longtemps professeur de lettres, est écrivain et journaliste. Il est l'auteur de romans, de nouvelles et de poèmes.

Il est également rédacteur en chef culture de Causeur, un journal en ligne, dont le slogan est  « Surtout si vous n'êtes pas d'accord »

Les thèmes abordés dans les livres de Jérôme Leroy relèvent souvent de la critique sociale et du refus d'un monde de plus en plus déshumanisé.

Dans son avant dernier roman, «Le bloc » il met en scène deux narrateurs militants et dirigeants d’un parti d’extrême droite ressemblant furieusement au Front National au moment où celui-ci est sur le point de rentrer dans le gouvernement .

L’ange gardien, qui reprend le cadre et certains personnages du précédent a reçu le prix des lecteurs du festival des Quais du Polar.

Norlande

Clara, 17 ans, vit à l’hôpital depuis 8 mois. Elle a peur d’en sortir, peur de vivre comme tous les jeunes de son âge. Elle écrit dans un cahier, et l'on découvre peu à peu son histoire.

Qu’est-il arrivé à cette adolescente pétulante, fille de la ministre des affaires étrangères de son pays, la Norlande ? Il y a eu un drame, une tuerie réalisée par un seul homme contre des jeunes activistes politiques dont Clara faisait partie… Survivante, elle culpabilise car elle était proche du coupable...

On aura compris que son histoire est largement inspirée de la tuerie d'Utoya, en Norvège. Ce 22 juillet 2011, Anders Breivik, terroriste d'extrême droite, fit soixante-neuf victimes parmi les participants à l'université d'été de la jeunesse sociale-démocrate, en majorité des adolescents. Pendant une heure et quart, Breivik avait froidement ouvert le feu sur quelque 600 participants du camp d’été de la jeunesse travailliste. Un peu avant, il avait fait exploser une bombe de 950 kg près du siège du gouvernement à Oslo, tuant huit autres personnes.

 

 

Afficher l'image d'origineLa grande môme

Emilie, 15 ans, est brutalement confrontée au passé de sa mère que l'on vient d'enfermer dans une prison de haute sécurité. Elle est en isolement complet et ne peut donc recevoir aucune visite.

Toute son enfance Emilie a été ballottée d'une ville à l'autre, sous un faux nom. Elle découvre enfin pourquoi : à la fin des années 70, Nathalie Ambricourt était membre d'un groupe nommé Action Rouge, un groupe de résistants - pour certains terroristes- d'extrême gauche qui œuvrait pour changer le monde, en utilisant les armes. Après vingt ans de cavale, elle doit bientôt être jugée pour ses actes... quelles étaient les motivations de sa mère vingt ans plus tôt ? le fondement de ses actions passées ? Comment reprendre sa vie après toutes ses années de fuite ?


L'auteur s'est inspiré de l'histoire d'Hélène Castel. Elle a participé en 1980 à une attaque à main armée à Paris. Au cours de ce braquage l'un des malfaiteurs a trouvé la mort et le directeur de l'agence bancaire a été blessé. Elle s'enfuit au Mexique et est condamnée à perpétuité. Elle change alors d'identité, élève sa fille et devient psychothérapeute. La justice la qualifie de terroriste et proche des membres d'Action directe, ce qu'elle a toujours nié depuis son arrestation en 2004.


 

Action Directe.svgAction directe est un groupe « anarcho- communiste » qui a revendiqué plus de 80 attentats sur le territoire français entre 1979 et 1987, contre les symboles du pouvoir politique et/ou économique ; ses membres ont défendu l’idée que les actions violentes étaient un moyen légitime de renverser un régime considéré comme oppressif.

 

Le siège de Radio France, visé par un attentat d'Action directe, le 14 octobre 1985, alors que le groupe radiophonique avait invité Jean-Marie Le Pen, du Front national, à une émission.1985 : Action directe pose une bombe dans les locaux du journal d'extrême doite "Minute" ; la même année, Action Directe revendique deux attentats contre contre Antenne 2 et Radio France pour protester contre la venue de Jean-Marie Lepen, chef du Front National.

 

Des braquages, des fusillades, mais Action Directe reste surtout dans les mémoires pour l’assassinat de Georges Besse, PDG de RENAULT, en 1986

                                             

Les derniers militants de l'organisation ont été arrêtés en 1987.

 

Extraits de la rencontre

Pourquoi êtes-vous devenu écrivain ?

Je ne pense pas avoir décidé d'être écrivain ; il s'agit plutôt d'une vocation, une évidence. Très jeune, j'éprouvais le besoin de réinterpréter les histoires que je lisais, comme si je voulais réécrire le monde. Ma mère m'a rappelé récemment que lorsque j'étais petit, je m'amusais à vendre à mon entourage de petits « livres » que je fabriquais. Je pense que très tôt s'est imposée à moi l'idée que je pouvais gagner ma vie en écrivant.

 

Quel sujet vous a donné envie d'écrire votre premier roman ?

Très souvent, le 1er livre d'un écrivain est autobiographique : c'est mon cas. Par la suite, j'ai eu rapidement besoin d'écrire sur ce qui se passe autour de moi, sur ce qui me fait peur en fait, dans le monde qui nous entoure.

 

Combien de temps mettez-vous pour écrire un livre ?

Chaque auteur a sa méthode ; certains s'installent à heures fixes à leur bureau, et travaillent avec une grande régularité. Pour ma part, je ne fonctionne pas comme cela. Je laisse mon sujet « mûrir » dans ma tête pendant longtemps, parfois plusieurs mois ; puis, quand je sens que je suis prêt, je m'enferme dans mon bureau pendant 3 semaines et j'écris tout, très rapidement, à un rythme très soutenu, jusqu'à 10 heures par jour. Je m'isole complètement pour ne pas me laisser distraire,,,même le chat n'a pas le droit d'entrer !

Que pensez-vous des illustrations des couvertures de « la grande môme » et de « Norlande » ?

Les auteurs ne choisissent pas les couvertures ; mais il se trouve que pour ces deux, je suis satisfait. Il m'est arrivé d'avoir des illustrations très laides ou qui n'étaient pas du tout pertinentes, ce qui révèle dans ce cas que l'illustrateur n'a pas lu le livre. Ici, pour « la grande môme », l'absence de visage, le physique de la jeune fille cadre complètement avec Clara ; pour Norlande, l'illustrateur a choisi l'arbre de vie (Yggdrasil) de la mythologie nordique, qui symbolise la lutte continuelle entre le bien et le mal, la vie et la mort. J'y fais allusion dans mon livre, ce qui prouve que l'illustrateur a lu le livre !

 

Pourquoi avoir choisi le roman noir pour mettre en scène vos histoires ?

Nos sociétés, même si elles sont démocratiques sont extrêmement violentes. Le roman noir permet de traiter ces sujets, de parler de la vie quotidienne, nos vies maltraitées dans nos sociétés. Il peut y avoir une enquête aussi, mais ce n'est pas systématique.

 

Dans vos livres, l'action survient à la fin. Pourquoi cette construction ?

Je voulais que mon personnage réfléchisse à ce qui lui est arrivé. Donc il fallait que l'événement ait déjà eu lieu. Mes personnages cherchent des réponses, veulent comprendre pourquoi ils sont victimes de cette violence. Cette analyse du héros est une caractéristique du roman noir.

 

Concernant Norlande, pourquoi avoir choisi cet attentat en particulier ?

Je me souviens précisément du jour où c'est arrivé ; j'étais en vacances avec des amis. Nous avons immédiatement pensé que, si nous avions étéAfficher l'image d'origine Norvégiens, l'un d'entre nous au moins, compte tenu de nos positions politiques et de celles de nos enfants, aurait été victime de ce tueur. Ces jeunes étaient réunis sur cette île pour défendre de grandes idées telle que la paix ou la lutte contre le racisme. Les Norvégiens n'étaient absolument pas préparés à cet attentat ; il faut vous imaginer un pays où les ministres circulaient en vélo, où il n'y avait presque pas de présence policière dans les bâtiments officiels. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle cela a été si facile pour le tueur. On pensait que l'idéologie fasciste était moribonde, on ne pouvait pas imaginer qu'un attentat de ce type pouvait être commis en Europe... ce fut un choc terrible.


Et pour « La grande môme » ?

Dans les années 70, des jeunes, de gauche, voulaient changer le monde, à tel point qu'à un moment donné ils en sont venus à utiliser les armes, à commettre des assassinats pour faire avancer leur cause. C'était une erreur bien sûr ; on ne peut pas rendre le monde meilleur en utilisant la violence. Mais ce mouvement, cette lutte armée est fondamentalement différente du terrorisme « aveugle ». Je me suis inspiré de la vie d'Hélène Castel : elle a participé toute jeune à une attaque à main armée et à une prise d'otage à Paris. Au cours de ce braquage l'un des malfaiteurs a trouvé la mort et le directeur de l'agence bancaire a été blessé. Elle s'est cachée au Mexique en changeant d'identité et a complètement refait sa vie ; elle a eu une fille et est devenue psychothérapeute. Mais elle a été rattrapée quelques jours avant la prescription de la peine.


Dans votre livre, la mère de Clara est condamnée à une peine légère ? Est-ce que cela vous paraît juste ?

C'est une peine de principe ; on ne pouvait pas faire comme s'il ne s'était rien passé, mais on ne peut pas non plus la juger comme si cela s'était passé deux jours auparavant. Qui juge t-on ? La jeune fille de 18 ans ? La femme qu'elle est devenue ?

Il ne faut pas confondre la justice et la vengeance, ce sont deux choses différentes. La vengeance n'a rien à voir avec la justice.


Quel sens donnez-vous à l'attitude du tueur, à la fin, lorsqu'il baisse les yeux devant Clara ?

Je me suis beaucoup documenté sur le procès. Le tueur a été odieux avec les victimes ; il faisait le salut nazi dans le tribunal, il ricanait pendant que les survivants témoignaient.

Une seule fois, alors que rien ne distingue ce témoignage des autres, qu'il n'est ni plus, ni moins terrible que les autres, le tueur baisse les yeux devant une jeune fille. Je me suis tout de suite demandé pourquoi. J'ai imaginé un lien caché entre le tueur et la victime qui expliquerait cette attitude, ce moment d'humanité qui lui fait perdre son assurance.

 

Pourquoi avoir choisi de faire écrire Clara ?

Elle ne peut parler à personne : ni à sa mère, elle-même victime et très fragilisée, ni à ses amis, tous morts ou blessés, et elle pense que les médecins ne comprendraient pas. J'ai imaginé cette correspondance tout à fait crédible pour moi : j'ai grandit à Rouen et nous avions un jumelage avec une ville de Norvège, ce qui fait que les contacts avec ce pays étaient fréquents et faciles.

 

Pourquoi choisissez-vous toujours des personnages féminins ?

Oui, c'est étrange. On m'a fait remarquer aussi que très souvent le père est absent. Un psy se régalerait ! Je pense qu'un écrivain doit être capable d'endosser toutes les « peaux », humaines ou même animales. J'imagine que choisir une jeune fille me permet d'ajouter de la vulnérabilité à mon personnage.

Pourquoi êtes-vous si pessimiste ?

Je ne suis pas pessimiste ! C'est le monde qui est dur. Écrire sur des vampires amoureux ne m'intéresse pas. Ce dont j'ai envie, c'est de parler de ce qui se passe autour de nous. Notre société est violente, dure, il faut en parler pour ne pas se laisser faire. Les sujets qui m'intéressent relèvent du Roman Noir, ce n'est pas très gai, mais je n'y peux rien !

 

Vous voulez faire passer un message ?

Je n'aime pas ce terme. Disons que ce que je souhaite, c'est attirer l'attention de mes lecteurs sur ces sujets. Tout est fait pour nous empêcher de réfléchir, de réagir ; plutôt qu'un message c'est un projecteur que je souhaite allumer sur un aspect de la société, sur ce qui ne va pas bien autour de nous.

 

Que pensez-vous de facebook ? Le tueur l'utilise et a deux profils...

Je ne porte pas de jugement de valeur sur Facebook. Je dis juste qu'il faut faire attention. Dans la vie les méchants ne sont pas comme au cinéma, on ne les voit pas arriver de loin sur une musique angoissante et ils n'ont pas forcément une tête de tueur. Dans la vraie vie, ce qui est beau peut être dangereux et inversement.

                               

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec Jérôme Leroy
Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 14:40

Je vous conseille cette très belle lecture.

 

Appolinaire a un passé douloureux : enfant soldat quelque part en Afrique, il a réussi à fuir et vit maintenant sous statut de réfugié à Paris. La violence de ce qu'il porte, de ses souvenirs, l'accompagne chaque jour, l’empêchant de se reconstruire. On devine un lourd secret qui ne nous sera révélé qu'à la fin du livre, lorsque, à force de rencontres, de hasard, mais aussi de volonté, de poésie et d'amour, il réussira à faire face à ses démons.

 

Un texte court, extrêmement poignant, qui ne vous laissera pas indifférents. Pour les 3èmes.

 

"Une arme dans la tête" de Claire Mazard.- Flammarion, 2014.

Disponible au CDI : Cote R MAZ

Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 11:56

 

 

Le 23 janvier dernier une partie des 6ème1 a rencontré Zaü au Lycée de Saint-Orens à l'occasion du festival de littérature de jeunesse.


couverture.jpg

 

Pendant plusieurs semaines nous avons travaillé au CDI sur le dernier album illustré par Zaü : "Les enfants de l'antilope"  (texte de Souleymane Mbodj, édition Rue du Monde) afin de nous familiariser avec son style et sa technique, d'essayer de comprendre ce qui a guidé ses choix par rapport au texte et réfléchir aux questions que tout cela soulève.

 

 

 

 

 

Zau (de son vrai nom André Langevin) est un dessinateur français né à Rennes en 1943. Il a illustré de nombreux albums pour la jeunesse. Il a reçu en 2011 le grand prix de l'illustration jeunesse pour l'album documentaire "Mandela, l'africain multicolore" (édition Rue du Monde)

 

DSC03625-WEB

 

Zaü est visiblement passionné par son métier. Nous avons pu lui poser beaucoup de questions, sur son parcours, ses motivations. Il est normalement à la retraite, mais il avoue ne pas cesser de travailler. 

Cela a l'air si facile pour lui de faire un dessin !

Nous avons été particulièrement intrigués par sa technique consistant à colorier sur des transparents après avoir photocopié son dessin, réalisé à l'encre de chine, pour donner un effet "débordé" qui est un peu sa marque de fabrique. L'ailleurs, le thème du voyage, est pour lui une source inépuisable d'inspiration, comme nous pouvons le vérifier à travers ses réalisations.


DSC03622-WEB

 

A la fin de la rencontre, comme il nous restait un peu de temps, nous lui avons demandé un dessin. Il s'est assis, a regardé très rapidement les élèves, a saisi son pinceau et a déclaré "je vais te dessiner" en désignant Narimene. Il lui a fallu 3 minutes, pas plus.

 

DSC03630-WEBDSC03633-WEB

 


  les autres livres

Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 11:29

 

Jeudi 09 Octobre, les élèves de 5ème2 de Mme Campagne ont reçu au CDI  Jeanne Faivre D'Arcier, l'auteur des deux livres travaillés en classe : "Le secret des cabanes tchanquées" et "Nuit d'angoisse à l'île aux Oiseaux"

 

 

DSC02582.JPG


Combien avez-vous écrit de livres ?

J'en ai écrit une quinzaine, ce qui n'est pas énorme : Didier Daeninckx par exemple, qui a à peu près mon âge, en a déjà écrit plus de 40 !


Que faisiez-vous avan t d'écrire ?

J'étais "chasseur de tête". Je travaillais pour de grandes sociétés comme Dior, Chanel, etc et, lorsqu'il y avait un poste à pourvoir,  j'étais chargée de débusquer l'employé idéal.


Pourquoi avez-vous arrêté ?

Parce que j'avais l'âge ! et au ssi parce que j'écrivais déjà. Petite j'écrivais des poèmes sans intérêt, à part pour mes parents ! En 4ème je crois, un professeur m'a dit "toi, tu seras écrivain" Je l'avais pris pour un fou !


A quel âge avez-vous commencé à écrire ?

A 30 ans, j'ai publié un récit très personnel sur un épisode particulier de ma vie : je faisais de l'anorexie. Par la suite mes romans ont été rejetés par les éditeurs, ce qui m'a un peu refroidie ! Du coup ce n'est que vers 40 ans, lorsque je me suis mis à écrire sur les vampires que j'ai de nouveau trouvé des éditeurs.


Auriez-vous aimé être professeur de littérature ?

Non, je ne pense pas. Cependant, j'adore me déplacer dans les établissements scolaires, rencontrer mes lecteurs. Mai s enseigner, c'est autre chose.


recadree-1.jpgCombien de temps avez-vous mis pour écrire ces livres ?

Environ 3 ou 4 mois. J'écris à l'ordinateur et je m’astreins à travailler 4h l'après-midi. C'est mon chien qui sonne la fin de la séance : il se met à ronchonner et si je ne comprends pas le message assez vite, il part chercher mes baskets ! C'est alors le signal d'aller courir avec lui.


Pourquoi avoir choisi le Bassin d'Arcachon comme cadre de vos romans ?

Lorsque j'ai commencé à écrire pour les enfants, comme c'était la première fois, il m'a semblé plus facile d'utiliser un cadre qui m'est familier : j'habite le Bassin d'Arcachon depuis 18 ans.


Quelles sont vos sources d'inspiration ? Comment vous est venu par exemple l'idée du trafic de bateaux ou du trésor ? 

Je m'inspire de la réalité. Sur le Bassin d'Arcachon, il y a beaucoup d'argent, de gens très riches. Les chalands (les bateaux des ostréiculteurs) ou les bateaux de plaisance ont beaucoup de valeur. Des bandes organisées volent les moteurs, les pièces détachées ou carrément le bateau en entier ! Ils chargent tout sur un camion et filent vers l'étranger. C'est un fait réel.cabanes.jpg


Concernant le trésor, (dans "le secret des cabanes tchanquées") ça je l'ai inventé. Mais l'incendie du casino, lui, a bien eu lieu ; les gens ont été très marqué par cet événement.

Fred, quant à lui, m'a été inspiré par un garçon que je connais et qui me faisait de la peine quand il était petit : ses parents étaient très riches, ils étaient toujours occupés à organisées des réceptions, mais ils ne s'occupaient jamais de lui. Il aurait pu tout avoir, mais il était livré à lui-même.



Et les cabanes tchanquées ?

C'est un peu comme la tour Eiffel pour Paris ! Elles sont devenues l’emblème du Bassin, alors c'est tout naturellement que j'ai décidé de les intégrer à mon récit.

 

DSC02603

 

 

 

 

 

Retrouvez les livres de Jeanne Faivre d'Arcier au CDI :


couvlivre.jpg


Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 19:10

DSC02602.JPG

 

otage

 

Les 4èmes de Mmes Campagne et Monbeig ont travaillé sur le livre de Jean-Luc Luciani « Et à la fin, il n'en restera qu'un » ; une histoire futuriste - mais pas tant que cela finalement - où il est question de télé-réalité, de peine de mort, d'écologie, de droits humains, de liberté.

C'est avec un grand plaisir que nous avons accueilli l'auteur au CDI à l'occasion du festival du polar de Basso-Cambo en Octobre dernier. Voici un extrait de la rencontre.

 

 

 

 

  jeanluc-l-copie-1.jpg

 

A propos du métier d'écrivain :

 

Qu'est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

La liberté ! Je n'ai pas de patron, pas de compte à rendre. Je fais ce qui me plaît le plus au monde : que demander de plus ?

 

Combien de livres avez-vous écrit ?

 

Une trentaine en littérature de jeunesse. Mon premier date de 1998 et   l'histoire se passe à Marseille, déjà : « la ville qui rend foot ».

Le plus difficile, c'est de trouver un éditeur ; lorsque l'on a la chance d'être publié une première fois ensuite les choses s'enchaînent en général assez facilement.

 

 

Comment êtes-vous devenu auteur ?

Je crois que j'ai toujours été auteur dans ma tête. J'ai exercé plusieurs métiers mais surtout j'ai été instituteur et c'est d'abord pour mes élèves que j'ai commencé à écrire.

 

Combien de temps vous faut-il pour écrire un livre ?

Cela dépend ; pour celui-ci j'ai été très inspiré, j'ai mis seulement deux mois. Mais il m'est arrivé aussi de travailler un texte pendant 3 ans, même s'il est court. Il n'y a pas de règles. En général je travaille 5 à 6 heures par jour ; et si j'arrive, à la fin de ma journée de travail, à conserver 3 ou 4 pages qui me paraissent correctes je suis ravi ! Dès fois, je dois mettre tout à la poubelle, le travail de la journée entière car ce n'est pas bon.


otageEtes-vous en train de travailler sur un nouveau livre en ce moment ?

Je viens de terminer un nouvel épisode de ma série « Brigade Sud » et un livre pour adulte ; donc là je me repose un peu. Ecrire un livre pour moi c'est un peu un accouchement, je me sens vidé, il me faut un peu de temps pour repartir sur un nouveau projet et faire naître de nouvelles idées.

 

 

jeanlucluciani.jpg

 

A propos du livre "Et à la fin, il n'en restera qu'un" :

 

Que pensez-vous de la télé réalité ?


Ce livre a été édité une première fois il y a 10 ans en deux tomes sous le titre « La traque ». Il y a 10 ans, l'émission qui plaisait à tout le monde, d'un concept tout à fait nouveau était « le loft » ; tout le monde adorait mais moi je me suis senti profondément choqué ; il me semblait évident que le but était d'abêtir les spectateurs.

Quand vous regardez ces émissions, qu'est-ce qui vous plaît le plus ? Les disputes ? Et bien ces disputes, il faut toujours garder à l'esprit qu'elles sont préparées à l'avance, tout le monde joue un rôle. Les concepteurs savent évidemment qui ils vont éliminer du jeu ; ne croyez pas qu'il s'agit d'interactivité, tout est orchestré ! Vous êtes manipulés pour leur faire gagner de l'argent, c'est tout.

Il faut savoir aussi que ces jeunes recrutés pour ces émissions ont beaucoup de mal par la suite à revenir dans la vraie vie. Celle du Loft, Loana, a vécu des choses terribles par la suite. Cette télé est d'une grande violence et peut faire beaucoup de dégâts.  C'est le sens de l'anecdote finale : les enfants reproduisent ce qu'ils voient à la télé ; peu à peu, ces émissions polluent notre quotidien.

Dans mon livre, j'ai projeté l'histoire dans le futur mais je pense que c'est une dérive tout à fait possible.

 

Vous pensez qu'il existe une solution ?

Je suis assez pessimiste ; on ne peut pas dire que les choses soient très bien engagées ! Pensez au nombre d'heures que vous passez devant la télé. Faites l'expérience de passer une semaine sans télé, vous verrez, il y a plein de belles choses à faire !

 

Pensez-vous que ce livre pourrait être adapté au cinéma ?

Luc Besson avait acheté les droits lors de la première édition, mais je pense que le film ne se fera pas car il serait maintenant trop proche d'Hunger Game. Vous savez, faire un film c'est beaucoup d'argent ; par exemple le book trailer réalisé pour la réédition de celui-ci a couté 8000€ pour 1min 41 de film.

 

Il y a beaucoup de personnages dans ce roman, comment vous étiez-vous

organisé ?

Je faisais des fiches très détaillées, je dessinais même mes personnages.

 

Pourquoi ne pas avoir intégré vos dessins dans le livre ?

Le lecteur doit construire sa propre représentation pour s'approprier l'histoire et les personnages.

 

Quel est votre personnage favori ?

Arthus Grapa peut-être, car il est ambigu : ni complètement mauvais, ni totalement innocent.

 

Que représente pour vous « la chèvre de M. Seguin » ?

C'est la condition humaine. Doit-on accepter ses chaînes en échange de la sécurité, de la paix ou au contraire se battre pour connaître la liberté même quelques instants seulement ?

 

    
   Retrouvez Jean-Luc Luciani sur son blog :

 

fond

  Les autres livres de Jean-Luc Luciani disponibles au CDI au rayon "romans":

 

  couv-livre.jpg

couv-livre-brigade.jpg

 

 

Le book trailer du livre "Et à la fin, il n'en restera qu'un" aux éditions Rageot :

 

 

Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 09:03

affiche-2014.jpg

 

Jeudi 09 Octobre les 5ème2 de Mme Campagne rencontreront Jeanne Faivre D'Arcier.

Vendredi 10 Octobre, ce sera au tour des 4ème4 et 4ème2 de Mmes Campagne et Monbeig d'échanger avec un écrivain : il s'agira de Jean-Luc Luciani

Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 09:55

Pour le niveau CM2-6ème

 

Azami.jpg

 

Azami, de Marc et Isabel CANTIN

Le choc des cultures pour une jeune japonaise en vacances à Paris

 

 

Pour le niveau 5ème/4ème

 

decollage.jpg

 

"Décollage immédiat" de Fabien Clavel

Un roman haletant.

Une jeune fille piste sa mère d'aeroport en aéroport et tente de déjouer une terrible conspiration.

 

Pour le niveau 3ème/2de

 

cequils.jpg

 

"Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" de Ruta Sepetys

L'espoir, la resistance, l'amour :

le récit poignant d'une jeune fille Lituanienne déportée en Sibérie pendant 12 ans sous le règne de Staline.

 

 

 

Vous trouverez bien entendu ces trois titres au CDI ainsi que le reste de la sélection 2013-2014


logo_incos.png

 

 

Repost 0
Published by Christine Gobier
commenter cet article